Se déplacer dans le Siné-Saloum

Se déplacer dans le Siné-Saloum

Rivée entre la Petite Côte et la Gambie, la région du Siné Saloum est l’une des régions les plus touristiques du pays, notamment grâce à son accès facilité depuis la capitale. Si vous êtes prêts à plier bagages pour vous aventurer dans les méandres des mangroves, au sein d’une nature préservée, mais sans passer par une agence de voyage. On vous rassure, c’est possible ! Avec juste un peu de temps pour anticiper les petites galères, rien de plus pour un périple réussi

Visiter le Siné Saloum sans agence de voyage

Vous disposez de plusieurs jours pour visiter la région du Siné Saloum mais vous avez des sueurs froides rien qu’à l’idée de devoir passer une journée (ou plus) contraint et forcé de devoir sympathiser avec des gens qui transpirent en devant écouter leurs histoires. Une seule solution: laisser tomber l’agence de voyage et privilégier l’autonomie. Sachez toutefois qu’il peut parfois être intéressant – pour vos connaissances personnelles et pour faire vivre l’économie locale – de louer les services d’un guide (et nécessairement d’un piroguier) le temps d’une excursion ou deux. 

 

Comment se rendre au cœur du delta du Saloum ?

Le Delta du Saloum, inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2011, ne vous laissera pas en reste. En effet, avec ses 334 000 ha de forets, ses aires marines, ses réserves naturelles et son parc naturel, tous les ingrédients sont réunis pour vous en prendre plein les mirettes. Cependant, la région étant composée en grande partie, d’îles et de mangrove, il est nécessaire de faire l’inventaire (non exhaustif) des points d’accès pour commencer son itinéraire. 

En venant de Dakar ou de la Petite Côte, beaucoup d’agences proposent de partir de N’Dangane. En venant du sud, vous pouvez également rayonner dans la région depuis Toubakouta, un village tranquille dont les campements proposent régulièrement des excursions. Sachez en réalité que si vous avez un budget conséquent pour votre périple et que vous êtes plusieurs à vouloir vivre l’expérience, il est tout à fait possible (et on vous y encourage vivement) d’effectuer – outre les excursions proposées par les piroguiers ou les campements – la plupart de vos déplacements en pirogue. Par exemple, pour relier N’Dangane, Foudiougne, Toubacouta, Sokone, Mar Lodj, Fimela, entre autres. Notez que toutes ces destinations sont également des points de départs possibles pour des excursions à la journée ou sur plusieurs jours.

 

Prendre le temps de visiter l’arrière pays du Siné Saloum

Pouvoir organiser son propre itinéraire permet de passer par des villages et des villes qui ne font pas nécessairement partie des circuits organisés par les agences et vous permet de découvrir une région qui ne se résume pas qu’à des cours d’eau magnifiques ! Vous y verrez des fragments de vies rythmées par les prières, les discussions plus ou moins sérieuses autour du thé et les jours de marchés (A Kaolack, il est impressionnant et anime toute la ville).

Etre en autonomie vous permet également de pouvoir sillonner à votre guise les coins et recoins de l’arrière pays qui regorge de petits trésors. Notez par exemple que la route entre Toubakouta et Fatick (via le bac de Foundiougne) qui traverse des tanns, est superbe. A ce propos, sachez également que le bac entre Foundiougne et Dakhonga (qui permet ensuite de se rendre à Fatick) part tous les jours à 7h30, 9h30, 11h30, 15h00 et 17h00 depuis Foundiougne et à 8h30, 10h30, 12h30, 15h30 et 18h30 depuis Dakhonga. Tous les mercredi de 15h00 à 17h00, c’est l’entretien du bac donc pas de liaison(s)! Si vous avez une voiture, prévoyez de venir assez tôt, c’est relativement plein à toutes les heures.

Une occasion de tester les deux roues !

La partie parfois un peu compliquée si l’on ne se déplace qu’en transports (hors location de taxi et chauffeur), surtout en période de fêtes (et elles sont nombreuses au Sénégal), ce sont les liaisons entre les villages. Il vous faudra parfois prendre plusieurs véhicules pour vous rendre à votre destination finale. Profitez donc de cette occasion pour varier les modes de transports : bus, taxi 7 places, clando, pirogue, marche à pied, VTT et deux roues ! Et oui, en dehors de Dakar, de nombreuses villes et campagnes ont adopté les mobylettes et les moto ! Les routes étant peu fréquentées, c’est le moment de vous lancer à l’aventure !

Gardez donc bien en tête que si les transports font défaut, vous pouvez toujours demander à des deux roues (si vous n’avez qu’un sac à dos) ou à des véhicules (si vous êtes accro aux valises) de vous déposer à votre destination, en échange d’une petite rémunération. Vous pouvez éventuellement (mais c’est plus rare) en louer à des particuliers qui seront sans doute heureux d’arrondir leurs fins de mois. Pour les passionnés, sachez que le Siné Saloum, ainsi que la Casamance sont des régions parfaites pour tracer la route à l’air libre !

–> Rappel à l’attention des petits budgets : Il est relativement difficile de trouver des logements très peu onéreux dans le coin, même pendant l’hivernage.

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Fondatrice du Mag Voyage Alternatif. Je suis partie en 2009 en solo pour faire un grand tour d'Asie et depuis, je reprends inlassablement mon sac à dos pour découvrir de nouveaux lieux ! J'ai ouvert ce blog pour partager ma passion du voyage ! Mon but : Être un blog incluant qui vous donne envie de partir à votre tour !

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