Toutes les infos pratiques avant de voyager en Inde du sud

Tout savoir avant de partie en Inde du Sud

L’Inde est le pays (avec la Chine) qui caracole en tête du peloton mondial de la croissance démographique et c’est sans doute l’une des choses dont vous vous rendrez compte assez rapidement en arrivant là-bas ! La péninsule méridionale du pays (divisée en plusieurs régions : Goa, le Kérala, le Tamil Nadu, l’Andhra Pradesh, l’Orissa, le Maharashtra et le Karnataka) est vraiment totalement différente de ce que l’on peut trouver dans la partie nord : Des milliers de kilomètres de rivages, des plaines verdoyantes ou encore des plantations de thé perchées sur des collines ! Il existe pléthore d’activités et de multiples plaisirs visuels en Inde du Sud, alors autant bien se préparer avant de s’y rendre ! 🙂


Quand partir en Inde du sud?


Climat : L’Inde du Sud connait un climat tropical comportant deux saisons : humide (la mousson) et sèche. Cette région subit des températures élevées toute l’année (sauf en altitude) notamment de mai à septembre.

  • Globalement, l’hiver (novembre-février) est la meilleure saison pour visiter le pays, à quelques exceptions près : La mousson au Kérala (début juin et de novembre à début décembre) et dans le Tamil Nadu (novembre et début décembre).
  • La meilleure saison pour visiter l’Inde du Sud s’étend d’octobre à mars. A cette époque, le climat est assez frais et sec.
  • Les îles Andaman, Nicobar et Laquedives connaissent un climat tropical, avec des températures moyennes de 29 degrés (la mousson et les cyclones d’octobre et de novembre sont à prendre en compte également).

Les accès à l’Inde du sud


Il existe différentes possibilités pour vous rendre en Inde du Sud. Vous pouvez le faire par la route en venant du Népal par exemple (c’était mon cas en 2009). Je suis passée de Lumbini à la frontière indienne en bus mais je suis restée plusieurs semaines dans le nord avant d’aller visiter le sud, ce n’est donc pas la meilleure option si vous n’avez pas beaucoup de temps. Transiter par d’autres pays voisins, comme le Bangladesh par exemple, n’est même pas à prendre en considération, surtout illégalement. Le poste frontière entre le Myanmar et l’Inde est fermé depuis juin 2017 (mais c’est susceptible d’évoluer). La situation la plus courante si vous souhaitez aller en Inde depuis l’Europe (ou l’Asie ou les Amériques), ce sera donc de prendre un billet vers Delhi (pour l’Inde du nord) ou Bombay et Chennai (pour l’Inde du Sud) et ensuite prendre un vol intérieur ou un train/bus de nuit pour vous rendre où vous souhaitez aller. De nombreuses compagnies desservent les aéroports internationaux du pays. En 2017, j’ai regardé un peu les vols pour l’Inde et la compagnie Jet Airways proposait vraiment des tarifs très intéressants quand on s’y prenait plusieurs semaines à l’avance.


Les réductions possibles


Pensez-y si vous avez plus de 60 ans, généralement, vous pouvez payer 30% de moins sur les trajets en train et jusqu’à 50% de réduction sur les vols intérieurs de certaines compagnies. Les moins de 30 ans peuvent parfois obtenir -25% sur les vols intérieurs. Par contre, généralement, les vols low cost restent plus avantageux, même après la promotion…


L’argent et les taux de change


  • La monnaie nationale : la roupie (Rs) – 1 roupie indienne = 100 paisa (p)
  • 1 euro = 76,2172 roupies indiennes. 
  • 1 dollar américain = 63.8855 roupies indiennes
  • Faire une simulation pour connaître le taux du jour

Le coût de la vie


A part dans les campagnes, je n’ai jamais eu de difficultés pour trouver des distributeurs de billets dans les villes.

Au niveau du coût de la vie, l’Inde est vraiment une destination qui peut convenir à toutes les bourses, même si j’ai l’impression qu’elle est plus prisée par les voyageurs / voyageuses à petit budget (ce qui est dommage car il y a des prestations de très haut standing).

Pour la visite des sites, attendez-vous à payer une somme vraiment beaucoup plus importante que les Indien.ne.s pour les droits d’entrée.


Le visa touristique


Un passeport valide plus de 6 mois après la fin de votre séjour et un visa sont obligatoires pour entrer en Inde. Les citoyen.ne.s de l’UE (+Suisse et Canada) peuvent obtenir un visa de 6 mois à entrées multiples. Pour déposer votre demande en ligne, vous devez aller sur le site officiel VFS.


Les documents à fournir : Voir la brochure tarifaire pour les visas 


  • Votre passeport valable 6 mois minimum et ayant au moins 3 pages vierges dont 2 face à face
  • 1 photocopie de votre passeport (uniquement la double-page de votre identité)
  • 2 photos d’identité aux normes du gouvernement indien (50 mm x 50 mm)
  • Le formulaire de demande de visa (rempli en ligne et imprimé par vos soins)

Ensuite, il faut aller déposer votre demande à Paris, 42-44 rue de Paradis dans le 10e. La soumission des demandes se fait de 9h00 à 13h00 mais les tickets d’admission ne sont délivrés que jusqu’à 12h00…Par contre, en général, le visa est prêt rapidement. Si vous n’habitez pas Paris, que les démarches vous gonflent et que vous préférez l’obtenir en payant (beaucoup) plus cher votre visa, un organisme peut s’occuper de tout pour vous. Ça peut être utile si vous devez faire un visa en urgence (en 1 ou 2 jours ouvrés)

Action Visas : Si vous ne pouvez pas vous déplacer ou que c’est une demande urgente, vous pouvez toujours contacter ce service payant. Il est situé au 10-12 rue du Moulin des Près dans le 13ème à Paris. Pour les joindre par téléphone : 01 45 88 56 70.


Quelle assurance voyage prendre ?


Peu importe la destination, il est toujours recommandé de souscrire à une assurance voyage qui couvrira vos frais de santé, d’hospitalisation et de rapatriement. Des assureurs spécialisés existent avec des formules adaptés pour type de voyage. Par exemple, si vous partez  en vacances, étudier ou encore faire un stage, une mission humanitaire ou travailler, votre contrat ne sera pas le même. Il existe quelques compagnies d’assurance très sérieuses sur le marché :


Pour s’informer des zones à risques


Pour évaluer les zones à risque selon les régions que vous souhaitez visiter, les sites officiels des Ministères des Affaires étrangères sont très régulièrement mis à jour et fiables.

Par contre, prenez les avis en compte mais en ce qui concerne le service français (que je connais mieux), les brèves mises à jour sont toujours très alarmistes (parfois à juste titre, parfois pas du tout), donc faîtes un peu la balance.


Les vaccins recommandés


Avant chaque voyage, il est important d’avoir des sources fiables en matière de vaccinations. En ce qui me concerne, je regarde toujours sur le site de l’Institut Pasteur. En venant d’Europe, aucun vaccin n’est obligatoire. Par contre, il est vraiment recommandé de se faire vacciner (en plus des vaccins obligatoires en France) contre :

  • l’hepatite A (très recommandé pour tous les types de séjours)
  • l’hépatite B : Pour de plus longs séjours / répétés
  • L’encéphalite japonaise (expatrié.e.s ou séjour dans une zone rurale)
  • La rage (je vous le conseille vraiment, il y a pas mal de chiens errants)
  • La typhoïde : Séjour prolongé et/ou hygiène précaire
  • Risque faible de paludisme dans le pays et absence de risque dans le Kerala (toujours bien vérifier avant de partir, cela peut évoluer en quelques mois).

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la page de l’Institut Pasteur consacrée à l’Inde


La trousse médicale de voyage 


    • Des préservatifs, norme CE
    • Du matériel stérile (notamment des compresses)
    • Des comprimés pour stériliser l’eau
    • Une crème solaire haute protection
    • Un produit contre les moustiques
    • Une paire de lunettes de soleil
    • La copie de votre ordonnance si vous devez prendre des médicaments sur place
    • Une bande velpeau et des pansements
    • Je ne conseille pas les anti-inflammatoires (type Ibuprofène) de manière générale (mais vous faîtes ce que vous voulez..)
    • De l’aspirine ou du paracétamol
    • Un antiseptique ou désinfectant
    • Un antihistaminique
    • Un antifongique et / ou antiacide
    • Un antidiarrhéique et un réhydratant (vous allez les utiliser, croyez-moi)
    • Des antibiotiques

Les vêtements


On ne va pas passer trop de temps là dessus, je ne vais pas vous expliquer qu’il faut prendre des culottes ou des boxers 🙂 Honnêtement, vous allez sans doute acheter des choses sur place donc ne prenez pas 1000 fringues, hormis un pantalon en toile léger et quelques tee shirt et chemises.


Décalage horaire


L’Indian Standard Time (IST) est en avance de 5h30 par rapport à l’heure européenne GMT / UTC. Dans les faits, c’est plus compliqué…Il y a parfois 3h30, 4h30 ou 5h30 de décalage horaire…selon le moment et l’endroit d’où vous partez…Quand il est 12h à Paris en hiver, il est 16h30 à Mumbai. Quand il est 12h à Paris en été, il est 15h30 à Mumbai. Renseignez-vous au moment de prendre vos billets.


Se déplacer en Inde du sud


  • La moto : Vous voulez un truc mieux qu’un road trip américain ? Pouvoir parcourir pendant plusieurs mois le sous continent indien avec une Enfield Bullet (qui existe depuis 1940) et qui fait la fierté du pays ! Une sensation de liberté absolue ! Bon, moi perso, j’avais pas assez de thune (enfin si mais après, ça voulait dire que le voyage s’arrêtait là..), donc j’ai pris un scooter (qui coûtait que dalle) pour visiter Goa pendant plusieurs jours ! Le kiffe était déjà bien intense !
  • Le bateau : Vous ne prendrez le bateau que si vous allez sur les îles Andaman ou les îles laquedives. (par contre, c’est long…)
  • L’avion : L’Inde du sud est très bien desservie au niveau du transport aérien, vous devriez trouver une combinaison facilement !
  • Le train : C’est l’un des modes de transport que j’ai le plus utilisé pendant trois mois dans le pays. Les trains sont vraiment très peu onéreux et même si c’est un peu long, cela peut s’avérer pratique pour les voyages de nuit. Vous gagnez une nuit d’hébergement et on dort mieux que dans les bus (sauf les bus touristiques en couchettes qui partent notamment de Bombay pour aller à Goa).
  • Les rickshaw, tempo et vikram : Vous en prendrez sûrement pour vous déplacer, notamment à la sortie des gares routières et ferroviaires.
  • Des bus : C’est simple, il y en a partout ! Avec des bêtes sur le toit, du monde à l’intérieur qui s’entasse, de la musique qui dégueule par les fenêtres. Vous aurez cependant du choix quant à la catégories (certains sont plus luxueux que ce je vous présente là!)
  • Les Jeep collectives « sumos » : Principalement dans les régions montagneuses pour compléter avec les bus. On est 5 ou 6 dedans (ou plus…)
  • Le stop : Vu les prix dérisoires du train et des bus, franchement, ce serait prendre des risques inutiles pour pas grand chose.
  • Le cyclo-pousse : Ce sont souvent des hommes qui dorment dans la rue et qui ont parfois une famille à nourrir. Les pourboires sont bienvenus vu la masse de boulot qu’ils doivent fournir comparativement à leurs concurrents à moteur !
  • Les taxi : Demander bien à ce qu’ils mettent les compteurs en route ! Même s’ils vous disent que la machine est en panne, il suffit de commencer à partir pour que soudain tout refonctionne comme par magie (ça arrive souvent dans ce pays).

Les représentations indiennes en France


      • Ambassade à Paris13-15, Rue Alfred Dehodencq75016 – Paris, FranceTél. : 00 33 1 40 50 70 70Fax: 00 33 1 40 50 09 96Métro (Métro): La Muette (ligne n ° 9)
      • Consulat Général de l’Inde à Paris
        20-22, rue Albéric Magnard 
        75016 Paris, FRANCE
        Téléphone : (+33) 01 40 50 71 71/51 07 
        Télécopie : (+33) 01 42 24 71 41 
        Email : conswing@wanadoo.fr

Les représentations belges et françaises en Inde


 

Belgique :

France :


Les us et coutumes


  • Le truc qui va vous surprendre dès votre arrivée (et vous allez croire qu’on se fout de votre gueule), c’est le balancement de tête de gauche à droite, qui dans nos contrées signifie plutôt « non ». En Inde, c’est l’inverse, c’est généralement pour vous dire « oui » ou « je ne sais pas ». Ils.elles font tout.e.s ça à longueur de journée et c’est plutôt drôle !
  • De manière générale, comme c’est le cas dans de nombreux pays en Asie, même les hétérosexuel.le.s évitent les étreintes et les baisers en public.
  • Privilégier des tenues classiques pour les femmes et hommes
  • Hormis à Goa où il est toléré que les touristes soient plus dénudé.e.s, dans le reste de l’Inde, les femmes (et de nombreux hommes également) se baignent en short et tee shirt.
  • Quand on entre dans une maison, on enlève ses chaussures avant de rentrer et on se lave les mains avant le repas.
  • Très important : Utiliser toujours votre main droite pour serrer la main aux gens ou manger. La gauche est considérée comme impure (principalement car on s’en sert pour la toilette – de manière très claire, il n’y a quasiment pas de papier toilette et pour s’essuyer on prend de l’eau et sa main gauche).
  • Comme partout, toujours demander aux gens leur accord quand vous les photographiez surtout s’ils / elles vous voient.
  • Si vous êtes une femme, attendez-vous à ne pas pouvoir entrer dans tous les lieux de cultes. Prévoir un foulard (même parfois pour les hommes) pour vous couvrir la tête lors de certaines visites.
  • Ne touchez pas la tête des enfants ni des adultes et ne dirigez pas la plante de vos pieds vers une personne, un lieu sacré ou l’image d’un dieu.
  • Vous allez parfois voir des mecs astiquer leur moto dans la rue en étant super fier. C’est normal, ils ont sans doute économisé ou fait un prêt pour se payer la bécane mythique qui fait rêver tout.e.s les Indien.ne.s : une Enfield !

Les fêtes emblématiques en Inde du Sud


Rassurez-vous, y a des fêtes tous les 3 jours en Inde donc si vous en manquez une, c’est pas le bout du monde !

  • Festival de musique et de danse carnatiques (décembre / janvier) Chennai
  • Fête de Saint François-Xavier (3-10 décembre) Velha Goa
  • Diwali (octobre / novembre) dans tout le pays
  • Ganesh Chaturthi (août / septembre) en particulier à Bombay et à Pune.
  • Trophée Nehru des bâteaux-serpents (août), Alappuzha (au Kerala)

Des infos pratiques sur l’Inde du Sud



Les petits plaisirs indiens


  • Louer une moto ou un scooter vers Goa et/ou le Kérala.
  • Prendre un tchai (thé) au moins une fois par jour (ça vous manquera à votre retour)
  • Ecouter des playlists de musique indienne (pas seulement les classiques un peu chiants mais aussi toutes les BO des films Bollywood jeunes et branchés).
  • Aller au cinéma pour sentir l’ambiance !
  • Tenter d’en connaître plus sur la culture indienne mais ne vous en faîtes pas si vous ne pigez pas grand chose à l’hindouisme et à toutes les de religions en Inde, je pense que c’est assez commun. Faut être vraiment calé.e pour saisir toutes les subtilités !

L’Inde est un pays totalement fou, les gens en ont souvent une idée bien tranchée « j’ai adoré, j’ai détesté ». En ce qui me concerne, c’était les deux très forts à la fois, comme un amour / désamour passionnel. C’est en tous les cas un pays qui marque et qui restera longtemps dans vos souvenirs. N’hésitez pas à retrouver très vite mon carnet de voyage dédié au sous continent indien où je vous ferai part de mon expérience du pays du nord au sud !


Etre une femme en Inde du sud


J’ai voyagé 3 mois en Inde quand j’étais au tout début de ma vingtaine et j’ai trouvé qu’il y avait une grande différence entre le Nord et le Sud de l’Inde en tant que femme seule. Voyager dans le sud est beaucoup plus agréable pour différentes raisons : Le tourisme y est important (mais certaines régions du nord de l’Inde aussi, donc ce n’est sans doute pas un argument déterminant), les gens ne crèvent pas de faim et le climat y est plus doux (la brise le long des vastes côtes indiennes rend le climat moins aride, la terre plus fertile et les récoltes plus abondantes). Les indiennes disposent également de plus de libertés dans le sud que dans le nord du pays. L’Etat du Kérala par exemple, a une tradition matrilinéaire (contrairement au reste du pays). Il fut également le premier à employer des policières en 1938 et à mettre en place un commissariat exclusivement féminin en 1973.


Voyager seule dans le reste du pays


Dans le reste du pays, en tant que femme seule, blanche avec les yeux clairs (et le châtain qui vire au blond avec le soleil), je ne me fondais pas tellement dans la masse. Une nana avec un type de peau plus méditerranéen pourrait passer plus inaperçu mais je pense qu’elle aurait eu les mêmes « attentions », dans tous les cas.

C’est le premier pays (et le seul jusqu’ici) où les regards des hommes sont si insistants et appuyés : Une pression dont on n’a pas idée avant de le vivre une fois et honnêtement, au bout d’une semaine, j’ai cru que j’allais quitter le pays, tellement c’était insupportable.

En plus, tout de suite, tu sais faire la différence entre les regards qui disent simplement « je suis curieux » et les regards beaucoup plus salaces et vicieux qui te font penser que leur frustration, (principalement liée à la religion et aux déséquilibres démographiques entre femmes et hommes -vu qu’on tue les filles à la naissance ou après-) est en train de rendre les hommes de ce pays complètement tarés.

Il y a en plus des regards dans les lieux publics (les gares notamment), des gars qui viennent discuter toutes les 2 minutes pour savoir si t’es mariée (comme si les femmes n’existaient que par les liens de filiation du père, du mari, du fils mais pas en tant qu’être humain à part entière).

Une fois en arrivant dans une ville assez touristique, des mecs du coin sont venus me poser plein de questions toutes les deux minutes. Je n’avais tellement plus d’espace vital autour de moi (je parle de quelques centimètres) qu’après avoir déposé mes affaires dans une auberge, j’ai recherché – en hâte – un loueur de bicyclette et filer pour éviter d’avoir à parler à des troupeaux. Ces regards posés sur les femmes étrangères sont les seuls de ce type que j’ai croisé dans ma vie et contrastent terriblement avec le reste de l’Asie ou tout le monde te fout une paix royale en tant que nana (même au Népal, pays voisin).

Non pardon, les seuls relous en Asie (hors Inde) sont les backpakeurs américains, anglais et surtout australiens avec leur trois neurones et demi, leur testostérone abreuvée à la bière, qui viennent chercher du surf, de l’alcool et du sexe dans un pays « so cheap » pour avoir trop de « fun ». Description à peine caricaturale, je vous jure.

Au bout d’une semaine, j’ai acheté une bague en toc à 30 centimes et j’ai dit que j’étais mariée mais ça ne changeait pas grand chose… « you can have me in India and your husband at home » Bon, ok laisse tomber pépère. Ça, c’est vraiment pour le nord de l’Inde ! Dans le sud, je n’ai aucun souvenir de ce genre ! Ce pays, c’est quand même le seul où j’ai dû apprendre un mot pas sympa pour dire aux gens de se casser (« Chalo » a plusieurs significations en hindi mais vu mon ton, on comprenait ce que je voulais dire)  tellement ils étaient collants!

D’autres fois aussi (bien sûr et heureusement !), certains hommes (déjà mariés ou plus âgés) me prenaient un peu sous leur aile pour m’aider et je sentais bien qu’il n’y avait aucune ambiguïté derrière. Malheureusement, on se souvient toujours plus des relous !


Les drogues


La possession (et la consommation) de drogue(s) est illégale en Inde. Certaines villes autorisent la vente légale de bhang (marijuana) pour des raisons religieuses mais sinon, les tribunaux ne sont pas très détendus du slip sur la question. Genre, le minimum si vous faîtes du trafic, c’est 10 ans, sans compter la détention préventive (drôle de notion, surtout quand ça dure des années pour avoir un jugement). Même sans faire de trafic, mieux vaut s’abstenir d’en consommer (et faire gaffe aussi à ses sacs..).


Quand la cigarette devient sexuelle


En théorie, la consommation de tabac dans les lieux publics est interdite en Inde (mais on peut le faire dans les lieux ouverts ou chez soi). Dans les faits, beaucoup d’hommes fument n’importe où mais du côté des femmes, c’est très mal vu. Dans mes souvenirs, seules les brahmanes (plus haute caste argentée) et les prostituées le faisaient. En tant qu’étrangère blanche et fumeuse (parfois dans les gares, dans les chiottes des trains ou aux arrêts, dans les cafés et dans la rue), forcément, j’étais une fille de mauvaise vie qui pouvait coucher avant le mariage (merci les films porno européens et américains qui arrivent sous le manteau en Inde.. et leurs religions frustrantes).


Le logement


L’un des points un peu négatif en Inde, c’est la propreté toute relative des hébergements, notamment à petits budgets. Autant en Asie du Sud-Est, vous pouvez vous en sortir très bien avec moins de 15 euros et avoir des chambres impeccables en termes d’espace et de propreté, autant en Inde, ça va être beaucoup plus compliqué ! Hormis cet aspect, vous pouvez trouver tous les types de budget pour le logement, c’est vraiment un pays avec de larges possibilités pour tout.e.s les voyageurs / voyageuses. Je ne l’avais pas fait à l’époque, puisque ça n’existait pas, mais si je retournais en Inde aujourd’hui, je tenterai le coup avec Airbnb. J’utilise beaucoup cette plateforme depuis quelques années


Les langues d’Inde du sud


Le tamoul est la langue dominante du sud de l’Inde. Sachez cependant qu’il existe plus de 300 langues vernaculaires sur le continent et contrairement à une idée bien ancrée, tout le monde ne parle pas anglais ! Loin de là, moins de 5% de la population parle cette langue sur le continent (ou alors, des bribes). Par contre, aucun problème dans les villes moyennes et les grandes villes : A Bombay ou Delhi, vous entendrez même des jeunes aisé.e.s allant à l’Université parlant mieux anglais que la Reine Elisabeth ! Oui, parler anglais dans les lieux publics est un marqueur social assumé et revendiqué qui montre qu’on appartient à l’élite…ce qui est d’ailleurs le cas. C’est la même formule à chaque fois, dans tous les anciens pays colonisés, on parle la langue des anciens colons pour se hisser au dessus de son peuple et de sa propre langue. Cette violence symbolique est très présente en Inde.


Les castes


Même si la Constitution stipule qu’il ne doit plus y avoir de différences entre les castes, de facto, elles existent encore ! Je me souviendrai toute ma vie de ce moment dans un train, qui résume tellement bien les rapports que les Indien.ne.s entretiennent entre eulles, où une femme de haute caste a voulu chercher un regard complice avec moi, lorsqu’un homme sans jambe et qui vivait dehors, se hissait difficilement pour faire la manche. Cette moue plein de mépris et sans compassion !


Voyage(s) et Mobilité(s)


En ce qui concerne les personnes en fauteuil, l’Inde n’est pas le pays offrant le plus de possibilités pour se déplacer facilement ! Ce sont des transports en commun archi bondés, une foule omniprésente partout dans les grandes villes et des infrastructures pas du tout adaptés. Seuls les hôtels haut de gamme pourront avoir des accès dégagé pour les fauteuils. Si vous venez en béquille, il faudrait prévoir des embouts de caoutchouc de rechange car ça s’use vite.

Pour en savoir plus :


Les massages


Si vous souhaitez effectuer un massage, allez plutôt voir une femme si vous avez le choix! J’en avais fait un au Kérala et tout s’était très bien passé ! Je me permets juste une petite aparté : Une fois à Bangkok, pendant un massage du corps avec un masseur (qui nous avait déjà massé plusieurs fois les pieds et les mollets), on avait réservé pour un massage du corps avec lui. Au bout de 30 minutes, il commençait à se rapprocher trop près de mon petit trou intime et doux..(en faisant de ma culotte une sorte de string huilé) donc j’ai dû lui dire de se calmer un peu (sans doute, certaines femmes l’avaient laissé faire ou souhaitaient ce type de massage mais pour moi le dos et les jambes, c’était bon, merci). Une autre fois en Bolivie, j’étais malade comme un chien, avec mal de dos, courbatures, fièvre et tout et j’étais allée voir un kiné-masseur me disant que ça allait me soulager. Le massage était bien mais le gars s’est enflammé tout seul en se mettant à moitié à transpirer et à bander même s’il voulait garder un air sérieux, on aurait dit qu’il était constipé depuis 4 jours. Depuis, j’ai laissé tombé les mecs pour les massages du corps. Massage des pieds et des mollets, ce sera suffisant ! 🙂


Images et photographie


Il n’est plus vraiment rare que les personnes que vous prenez en photo vous demandent de l’argent en échange. Si vraiment vous êtes à l’aise avec ça, négociez le prix avant la photo. Je n’ai personnellement jamais mis un centime pour prendre quelqu’un.e mais pourquoi pas finalement. Les photographes professionnel.le.s gagnent leur vie grâce aux clichés qu’ils / elles ont pu réaliser sans débourser un centime…c’est finalement comme un juste retour des choses que ce soit le touriste photographe amateur / trice avec des dollars en poche qui paye un peu. Je n’ai pas de jugement tranché sur la question..


Homosexualités en Inde 


Vous allez très rapidement voir des hommes indiens se tenir la main dans la rue. N’en concluez rien, il s’agit simplement de gestes d’amitié, comme on peut en trouver en Chine (entre femmes se tenant la main). Sachez d’ailleurs que malheureusement les relations homosexuelles entre hommes sont illégales (article 377 du Code Pénal qui interdit les « relations charnelles contre nature » (comprendre la sodomie) qui peuvent être punies de l’emprisonnement à vie plus une forte amende). Cette loi, comme toutes les lois homophobes des anciennes colonies européennes remontent à cette époque (en 1861). En 2009, la Haute Cour de Delhi avait dépénalisé l’homosexualité, estimant que l’article allait à l’encontre des droits fondamentaux inscrits dans la Constitution mais cet arrêt ne s’appliquait qu’à cette juridiction. En 2013, un bon en arrière terrible survient puisque les relations homosexuelles ont été (re)criminalisées par la Cour suprême indienne !

Quand on sait que les peines prévues peuvent aller jusqu’à l’emprisonnement à vie, on se sent tout de suite à l’aise dans ce genre de pays ! Aucune loi n’interdit les relations lesbiennes (ne vous enflammez pas, c’est juste que dans leur tête, ça ne doit pas pouvoir exister..). Il y a cependant une petite scène gay planquée existe à Mumbai et Bengalore et certaines villes du pays accueillent tout de même le défilé de la Gay Pride depuis 2008. Avant cela (en 2003), Mumbai avait également  accueilli le Larzish Festival, le premier festival du film gay en Inde. (Même en Europe, on a entendu le tollé provoqué par le film Fire de Deepa Mehta mettant en scène des lesbiennes…)


La place et le statut particulier.e des Hijras


La « communauté non hétérosexuelle » dont on entend le plus parlé hors de l’Inde est sans doute celle des Hijras, une caste de travestis et d’eunuques qui s’habillent en femmes. Certains sont gays, d’autres hermaphrodites ou encore castrés. Comme l’homosexualité est inacceptable (encore aujourd’hui) dans la majorité des foyers indiens, les hijra ont trouvé une solution : incarner une sorte de 3ème sexe. Les Indien.ne.s ont un rapport un peu ambigu avec les Hijras : On les craint mais peuvent aussi apporter la protection à l’enfant mâle qui naît ou à un mariage. La majorité doit tout de même se prostituer pour vivre.


Pensez à des petites choses bien utiles


  • Des tampons (on en trouve très peu, sauf dans les très grandes villes et encore, pas partout…)
  • Des tongs pour la salle de bains ou / et les toilettes
  • Spray anti-moustique (l’insect écran est très bien par exemple)
  • Doliprane et Anti diarréhtique
  • Draps de voyage en lin très léger (les petits budgets comprendront)
  • Un long fouloir pour proteger (au moins) les épaules (peut s’acheter sur place)
  • Vêtements appropriés pour les visites.

Commencer à voyager avec des livres


  • La Perte en héritage de Kiran Desai
  • Le gourou sur la branche de Kiran Desai
  • Un Garçon convenable de Vikram Seth
  • Le Dieu des petits riens d’Arundhati Roy
  • Lueurs de l’Inde d’Octavio Paz
  • Itinéraire indien de Giorgio Manganelli
  • L’Equilibre du monde de Rohinton Mistry
  • Shantaram de Grégory Roberts

 


Les circuits organisés à moto en Inde



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