L’expatriation dans un pays étranger pendant l’adolescence

L’expatriation dans un pays étranger pendant l’adolescence

EP #01 : Être expatriée au Vietnam pendant sa scolarité : l’exemple de Louise

Aujourd’hui nous recevons Louise qui a passé plusieurs années en tant qu’expatriée au Vietnam avant de revenir en France après son bac. Nous aborderons les liens qu’elle a tissé avec ce pays et son point de vue sur une expatriation contrainte, celle que l’on vit lorsque l’on est mineur.e, quand les parents décident de mettre les voiles.


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Louise a été expatriée au Vietnam de 1999 à 2005. Elle est actuellement rédactrice web.

Dans cette interview, nous allons revenir sur les causes de son départ au Vietnam alors qu’elle était encore au collège, sur son quotidien à Hanoï mais également sur les difficultés que l’on peut rencontrer lors du retour en France.


–> Retour sur une adolescence dans un pays étranger, c’est tout de suite dans le podcast du mag voyage alternatif.


De quoi on parle dans cet interview avec Louise?

  • Les causes du départ de France
  • Comment s’est passé son arrivée au Vietnam
  • Les libertés des adolescent.e.s des lycées français.e.s au Vietnam
  • Le retour compliqué en France après le bac

Cet épisode dure 30 minutes

Dans cette interview, retrouvez Louise qui a suivi ses parents au Vietnam alors qu’elle était encore en 5ème. Vous allez découvrir les raisons de son départ, comment se sont déroulées ses 6 années d’expatriation au Vietnam et ce qu’elle a pu apprendre durant cette expérience hors du commun.


Vous pouvez l’écouter

  • Sur la plateforme Soundcloud
  • Ou grâce au lecteur ci-dessous :

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Quitter Paris et s’expatrier à Hanoï

Louise vit actuellement à Paris mais pendant plusieurs années, elle a vécu à Hanoi ou elle a effectué la majorité de sa scolarité avant de repartir après son bac. Elle nous raconte comment se déroule une vie d’adolescente pendant une expatriation « contrainte ». De retour dans la capitale depuis plus de 10 ans, elle reste imprégnée de ce pays avec qui elle a un lien particulier.

De Paris à Hanoi

Louise a été expatriée au Vietnam de 1999 à 2005, de la cinquième à la terminale et elle est actuellement rédactrice web pour un site de divertissement après des études de communication et de journalisme. Elle a également été formée au cours Florent (théâtre) pendant 3 ans. C’est un profil d’expatrié particulier puisqu’elle n’a pas fait le choix de partir. Ce sont ses parents qui ont décidé de prendre le large et qu’elle a dû suivre. Elle revient avec nous sur les causes de son départ.

La décision de partir au Vietnam

Au départ, toute la famille aurait dû partir au Cambodge puis finalement c’est au Vietnam, à Hanoi, que toute la famille habitera pendant plusieurs années. A son arrivée, elle est en 5ème et du jour au lendemain, tout change. Comment s’est passé son intégration ? Elle a eu quelques mois pour s’organiser mais le départ douloureux : elle doit quitter ses ami.e.s et ses habitudes en France. Elle n’avait, à l’époque, jamais quitté son pays pour aller vivre ailleurs et ne savait pas du tout à quoi s’attendre.

La vie à Hanoî

Elle a fait sa rentrée en 5ème dans un lycée français ou les élèves (composé.e.s d’étranger.e.s, de français.e.s et de vietnamien.e.s) étaient peu nombreux/nombreuses. Au départ, Louise éprouve quelques difficultés à s’adapter : Il n’y a qu’une seule classe par niveau, les rencontres se font rares et les échanges n’ont pas été aisés tout de suite. Des freins aux amitiés : En 1999, il y avait des tensions entre les Vietnamien.ne.s et les  Français.e.s et en plus dans le lycée français, les Vietnamien.ne.s n’avaient pas le droit de parler leur langue maternelle. De ce fait, les contacts amicaux ne sont pas évidents à établir.

Louise est restée pendant 6 ans avec la même classe : une vingtaine de personnes, alors forcément, au bout d’un moment, des liens se créent. Néanmoins, elle constate que le rapport à l’école, à l’illicite et à l’autorité étaient totalement différents pour les vietnamien.ne.s et les français.e.s.  Cela entravait souvent les amitiés possibles.

En dehors du collège et du lycée…

Pendant 6 ans, il y a eu pas mal d’évolution. Elle a voyagé dans le pays, notamment avec ses parents en moto. Cela lui a permis de découvrir le Vietnam sans passer par les circuits touristiques puisque ses parents avaient des ami.e.s vietnamiens.

Une liberté totale parfois néfaste selon elle, car on peut perdre le sens des choses. En tant que jeune expatriée au Vietnam, on peut tout faire, on peut prendre de la drogue, on peut boire des coups, fumer des cigarettes, faire des soirées incroyables qui n’ont pas forcément grand chose à voir avec la culture locale.

Elle a pris des cours de vietnamien la première année ou elle a pu acquérir pas mal de bases, notamment au niveau du vocabulaire. Elle regrette d’avoir arrêté prématurément. Elle regrette également que le lycée, à l’époque, n’ait pas proposé au moins une heure de vietnamien par semaine. Selon elle, cet apport aurait pu être un moyen d’intégration avec les Vietnamien.ne.s, l’école aurait pu créer ce lien social là.

Pendant son adolescence, elle rentrait une fois par an, le temps des vacances scolaire et en profitait pour voir ses ami.e.s d’enfance avec qui elle était restée en contact. A l’époque, il n’existait pas vraiment de réseaux sociaux donc elle utilisait beaucoup le fax et les lettres…Un autre monde !

L’épreuve du bac en Asie

Pour le bac, elle vécu une expérience unique : comme il n’y avait pas assez d’élèves au lycée, tous les lycéen.ne.s français.e.s d’Asie se retrouvaient à Bangkok pour passer leurs épreuves. Tout.e.s étaient logé.e.s dans le même hôtel dans lequel il y avait environ 200 ou 250 élèves expatrié.e.s. Les épreuves étaient concentrées sur une semaine et les résultats arrivaient 3 jours après. Elle garde le souvenir de deux semaines géniales faîtes de rencontres et de soirées. Si elle a pu en profiter comme ça, c’est que pendant son année de terminale en L au lycée français d’Hanoï, il n’y avait que deux élèves dans la classe..par conséquent, le programme était terminé plusieurs mois avant les autres…

Le retour en France

Louise tombe de haut lors de son retour en France. Elle est passée d’une maison à une chambre de 10 mètres carrés et ses parents, eux restent au Vietnam. Elle se sent en décalage par rapport aux autres la première année. Depuis son retour en 2005, elle est retournée deux fois au Vietnam. Elle pourrait y retourner quelques mois ou un an mais pas plus. De manière générale, elle n’est pas contre une expatriation mais pas plus de 2 ou 3 ans. Elle est attachée à sa vie en France et malgré quelques envies d’ailleurs, elle ne se voit pas aller vivre 10 ans quelque part.

Merci d’avoir écouté l’épisode #01 du podcast !

Merci d’avoir pris le temps d’écouter cet épisode du podcast du Mag Voyage Alternatif. N’hésitez pas à laisser des commentaires et des remarques sur l’épisode ! Si vous avez des suggestions ou des remarques sur cet épisode, n’hésitez pas à m’en faire part. Si vous avez aimé l’épisode, je vous invite à le partager sur les réseaux sociaux grâce aux boutons à la fin de l’article..Ils sont là pour ça  🙂

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Fondatrice du Mag Voyage Alternatif.
Je suis partie en 2009 en solo pour faire un grand tour d’Asie et depuis, je reprends inlassablement mon sac à dos pour découvrir de nouveaux lieux ! J’ai ouvert ce blog pour partager ma passion du voyage ! Mon but : Être un blog incluant qui vous donne envie de partir à votre tour !

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